Le retour des investisseurs dans l’ancien ?

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A Paris, la désaffection des investisseurs s’explique par l’encadrement des loyers, la taxe sur les logements vacants… A l’inverse, la tendance nationale est au retour des investisseurs, selon Century 21 : leur part représente 16,7% du marché de l’ancien, (soit une hausse de +5,7% en 2015). Il faut dire aussi que cette embellie fait suite à 4 années consécutives de baisse. Toutefois, le réseau Guy Hoquet ne dresse pas le même bilan : « Les investisseurs restent les grands absents du marché national…ils ne sont plus que 9% en 2015 », déplore Fabrice Abraham, directeur général de Guy Hoquet. Chez Laforêt, le marché de l’investissement locatif représente 11 % des transactions du réseau. Bien loin des 30% enregistrés en 2011.

Le nouveau PTZ va-t-il porter le marché de la primo-accession en 2016 ?

Selon un récent sondage Ifop publié par le Crédit Foncier, 67 % des professionnels de l’immobilier sont optimistes pour le marché du logement en 2016. Un score qui contraste avec celui enregistré début 2015 : 64 % des professionnels étaient pessimistes pour l’année qui débutait. L’optimisme des professionnels se nourrit des mesures liées au PTZ et des niveaux de taux d’intérêt de crédit historiquement bas. Pourtant, la nouvelle mouture du PTZ, entrée en vigueur seulement le 1er janvier, suscite déjà beaucoup de critiques. Certes, le nouveau prêt à taux zéro peut financer jusqu’à 40% du bien mais l’obligation de réaliser des travaux représentant au moins 25% du coût total de l’opération laisse les professionnels dubitatifs. « Un élément bloquant pour l’acquéreur », selon Fabrice Abraham. Et même « un échec annoncé » pour Laurent Vimont, depuis toujours farouche opposant aux aides dans l’ancien, car « elles font augmenter artificiellement les prix ».

L’élément crucial qui va doper le marché de la pierre en 2016 reste le crédit bon marché. Selon les professionnels, aucun signe de remontée des taux ne se profile à l’horizon grâce notamment à la politique accommodante de la Banque centrale européenne. Des taux de crédit particulièrement attractifs devraient donc continuer à booster le marché de l’immobilier en 2016, anticipent les courtiers en crédits immobiliers.

Reste encore à espérer que les pouvoirs publics ne préparent pas secrètement de nouvelles mesures fiscales qui viendraient briser ce « nouvel élan ».