Domofinance : comment augmenter la valeur verte de votre logement ?

Propriétaires : des travaux de rénovation énergétique peuvent accroître la valeur verte de votre bien.

Sur un marché immobilier où les acquéreurs retrouvent un certain pouvoir, notamment grâce aux taux d’intérêts exceptionnellement bas, beaucoup de propriétaires s’interrogent sur la valeur de revente de leur logement. Une plus-value est-elle possible ? Pour tenter d’obtenir un rendement intéressant, engager des travaux visant la performance énergétique représente souvent une piste pertinente. Outre la diminution des dépenses de gaz et d’électricité, améliorer la performance du logement contribue généralement à rehausser sa valeur verte du logement. Explications de Domofinance, spécialiste du financement des travaux de rénovation de l’habitat.

Les trois travaux qui rapportent le plus en économies d’énergie

Pour cibler les interventions les plus efficaces, il faut d’abord analyser précisément le logement (date de construction, plan, etc.).

Domofinance livre le classement des trois types de travaux habituellement les plus performants :

1- L’isolation des murs et des combles génère les gains énergétiques les plus importants. En période froide, elle réduit les déperditions de chaleur par les parois et la toiture ; en période chaude, elle limite la pénétration de la chaleur extérieure. Les consommations diminuent, et les factures s’en ressentent.

2- L’équipement de chauffage influe fortement sur la performance globale, d’autant que la technologie a progressé ces dix dernières années : pompe à chaleur, chaudières à gaz basse consommation… Ces solutions améliorent l’efficacité du système de chauffage.

3- Les ouvrants (fenêtres, porte de garage, etc.) représentent un poste déterminant pour réduire les pertes thermiques. Des menuiseries peu isolantes peuvent occasionner jusqu’à 25 % de pertes de chaleur.

Améliorer l’étiquette énergétique pour booster la valeur verte du logement

Les travaux présentent un double intérêt financier : ils allègent nettement la facture énergétique et augmentent la valeur du bien, ce qui peut faciliter une revente à un meilleur prix. En mars 2015, une étude de l’Association DINAMIC a montré qu’en province la valeur d’un bien variait en moyenne de 5% par lettre du diagnostic de performance énergétique (DPE). En prenant la lettre D comme référence, l’enquête a mis en évidence des écarts de valeur allant de +12% à -16% pour les maisons, et de +12% à -7% pour les appartements.

On observe aussi un lien entre la note énergétique et la rapidité de vente : un logement bien noté trouve généralement preneur plus rapidement qu’un logement mal isolé lorsque les prestations sont comparables.

Un marché en devenir

La rénovation énergétique reste un marché récent. Si la sensibilisation aux enjeux environnementaux progresse chez les Français, des obstacles freinent encore le développement : la démocratisation des travaux et la complexité des dispositifs d’aide. Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)… qui peut bénéficier de quoi ? La multiplicité des aides rend l’information parfois opaque et difficile d’accès.

Le financement constitue un autre levier majeur : le coût moyen d’une rénovation va de 5 000€ pour une isolation à 40 000€ pour des travaux multi postes (chauffage, isolation, etc.), ce qui rend l’accès au crédit déterminant pour lancer un projet. Plutôt que de souscrire un prêt personnel auprès de leur banque, certains se tournent vers des établissements de crédit offrant des taux attractifs et travaillant avec des professionnels RGE, gage de qualité, comme les partenaires solutions habitat d’EDF.

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Claire LENORMAND (OXYGEN)